A mon arc en ciel

Publié le par Emilie

Infinitésimal, au tout commencement
Certains t'ont cru insignifiant.

Les rêves, les promesses, les peurs, les bassesses,
Et enfin l'ultime faiblesse.

J'ai appris, j'ai compris, j'ai choisis, j'ai agis,
J'ai pris en balance ta vie.

Le monde t'attendait, tant d'obstacles domptés, 
Tu avais tant à réveiller.

Étincelle de vie vierge de toute fable
Je t'ai tuée, je suis coupable.

Comment me pardonner l'inexpiable ?
Point de salut imaginable.

Entre un rideau de larmes et ce qui aurait pu
Mon arc-en-ciel déçu,

Ton âme encore là au chaud dans mes entrailles
Je ne veux pas que tu t'en ailles.

Je reste malgré moi ton impossible maman
En proie à mille et un tourments.

Que veux tu petit être, as tu d'autres desseins ?
Est ce ma peine qui te retient ?

Pour toi, pour moi, je veux la délivrance
Et la fin de ma pénitence.

Voilà pourquoi je viens implorer ton pardon
Le coeur nu de tout affront.

Aucune dérobade, aucune explication,
Juste moi et ma punition.

Sauras-tu desceller ce qui nous lie encore
Pour aller vers d'autres plus forts ?

Rien n'est vain en ce monde, encore moins ta vie
Source de puissance endormie.

J'y puiserai ma force et un destin nouveau
Rien que pour nous mon angelot.

Va  prend un bout de moi pour te réchauffer
Dans ta prochaine destinée.

Le gardien de nos âmes et de notre foyer
S'en est allé t'accompagner.


 

Publié dans Poème

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